En Turquie, une sélection pour les unir tous
À Istanbul, Galatasaray, Fenerbahçe et Beşiktaş peuvent se détester toute l’année. Mais lorsqu’arrive l’heure de défendre les couleurs de la Turquie, les rivalités restent au vestiaire. Une drôle de capacité à mettre le club entre parenthèses au nom de la sélection, qui ferait presque passer l'équipe de Turquie pour une zone démilitarisée... contre laquelle l’équipe de France va devoir batailler, ce vendredi soir.
À Istanbul, le Bosphore ne sépare pas seulement l’Europe de l’Asie. Il sépare aussi des supporters capables de transformer un match de football en sommet diplomatique sous haute tension. Galatasaray, Fenerbahçe et Beşiktaş se livrent depuis des décennies une bataille féroce, à laquelle Trabzonspor et d’autres écuries viennent régulièrement se mêler. Pourtant, une fois le maillot de la Turquie enfilé, les ennemis d’hier deviennent les coéquipiers d’aujourd’hui.
La dernière liste de Vincenzo Montella pour les quatre rencontres de Ligue des nations en donne une illustration assez claire : six joueurs de Galatasaray, cinq de Fenerbahçe, quatre de Beşiktaş et trois de Trabzonspor. Une bonne partie des principaux rivaux du championnat se retrouve donc à partager le même vestiaire, le même hôtel et, accessoirement, le même objectif. « Les supporters turcs sont très attachés à leur club, mais la sélection et le pays, c’est un autre niveau » , explique Nicolas Sarnak, qui commente la Süper Lig pour beIN Sport depuis plusieurs années. En clair, un supporter de Galatasaray peut très bien encourager un joueur de Fenerbahçe avec le maillot de la sélection sur le dos. Une fois celui-ci remplacé par le jaune et bleu, en revanche, la trêve est terminée. Il ne faut pas déconner non plus.…
Par Arthur Chanteclair pour SOFOOT.com
Lire la suite de l'article sur SoFoot.com
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer